
Certains adversaires n’apportent pas grand-chose aux Eléphants dans les compétitions internationales. Samedi dernier, le Rwanda a fait déjouer l’équipe ivoirienne puisqu’il n’a rien fait d’autre que se cantonner en défense.
Le Burundi et le Bénin qui sont les prochains clients des Eléphants ne joueront certainement pas d’une autre manière. Conséquence, les Eléphants vont jouer sans concentration. Des contrôles faciles ratés. Des pertes de balles à n’en point finir.
Bref, Maestro et ses partenaires joueront en deçà de leur valeur. Et lors des phases finales, ils tomberont face à un client plus concentré, appliqué et qui a appris à souffrir. A la CAN 2010, l’on a assisté à ce scénario. Et dire qu’avant cette étape, les Ivoiriens avaient fait d’une bouchée, les Malawites, les Guinéens et les Burkinabè dans les phases éliminatoires.
Avant la CAN 2008, ils n’ont pas puisé au fond d’eux –mêmes pour arriver au Ghana. Puisque le Gabon, Madagascar et autres Mozambique qui étaient dans leur poule, n’ont pas constitué des adversaires de taille. Capables de leur opposer une résistance farouche. Conséquence, le match le plus compliqué de leur parcours contre l’Egypte en demi-finale, ils l’ont perdu.
Alors qu’en 2005, après avoir cravaché dur devant le Cameroun et l’Egypte pour valider leur ticket pour la phase finale en Egypte, Drogba et ses coéquipiers ont atteint la finale de cette compétition. Parce qu’ils ont appris à souffrir dans les éliminatoires. Et ils sont partis en Egypte aguerris et prêts à souffrir.
Se concentrer quel que soit l’adversaire Ce n’est pas la faute des Eléphants s’ils tombent sur des adversaires de second rang. Ils ont atteint une dimension internationale pour avoir disputé deux Coupes du monde en quatre ans. Ce qui leur donne droit à une place de tête de série.
Mais, ce qui leur reste à faire pour être au sommet de l’Afrique, c’est de se concentrer dans les phases éliminatoires quel que soit l’adversaire qu’ils croisent. Jouer contre le Rwanda, le Bénin ou le Burundi devrait permettre aux Eléphants d’asseoir une base tactique. De la renforcer à chaque sortie.
Et cela passe par une concentration de tous les instants. Une fois qu’ils prendront l’habitude de se concentrer dans les matches dits petits, ils le feront devant les grands du continent. Mettre l’accent sur la concentration de ses joueurs quel que soit le match et surtout l’adversaire tel devrait être le prochain chantier du sélectionneur François Zahoui.
Des joueurs comme Maestro, Tioté, Boka, Eboué le font à tout moment. Que les autres suivent le tempo. Cela aide à se surpasser à chaque rencontre.
Laurent Aguié A. |
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